Association des Villes et Collectivités de l'Océan Indien

Diagnostics de territoire en Économie Circulaire

Une première étape de franchie

Les collectivités membres de l’AVCOI ont rendu ce mois de mars leur diagnostic de territoire en économie circulaire. Une étape importante avant les rencontres d’avril à La Réunion, comme s’en félicite Gilles Loir-Mongazon, secrétaire exécutif de l’association.

Depuis septembre 2024, seize communes de l’association des villes et collectivités de l’océan Indien ont élaboré un diagnostic de territoire sur leur gestion des déchets en économie circulaire. Que retenir de ces rapports ?

La première chose, c’est que nous avons d’ores et déjà reçu le diagnostic de treize collectivités, les trois autres devraient nous parvenir bientôt. Cela illustre le travail et le sérieux de nos membres, qui se sentent particulièrement concernés par la question. Une restitution fine de leurs travaux sera effectuée en avril, lors des prochaines rencontres à La Réunion.

D’ores et déjà, on peut retenir plusieurs points. Il ressort de ces études une grande diversité des situations et une certaine disparité. En fonction des villes et des pays, les politiques de gestion de déchets varient en structuration, efficacité, moyens… Des projets peuvent être avancés, d’autres en cours, les autres acteurs ne sont pas toujours clairement identifiés. Surtout, plusieurs diagnostics n’ont pas pu établir des données chiffrées sur les flux de déchets produits, collectés, traités…

Comment s’adapter à cette situation ?

Lors des visites de terrain en avril, nous allons nous focaliser sur des pratiques pouvant être transposables dans chacun des territoires, y compris les moins avancés. Il faut être pragmatique, montrer les projets phare de notre île, qui ont demandé de lourds investissements, ne serait guère pertinent. Dans nos recommandations, nous allons insister sur la faisabilité des solutions imaginées par les différentes collectivités. Dans certains diagnostics, les territoires projettent la mise en place de structures nécessitant des moyens techniques, humains, financiers trop importants au regard de leur situation financière et capacité d’investissement. D’autres imaginent des structures qui, pour être efficientes, nécessitent des volumes conséquents de déchets, que le manque de chiffrage ou la taille de la population, ne justifie pas.

À quoi vont servir ces diagnostics ?

Ils servent déjà. Les collectivités ont désormais une meilleure connaissance de leurs déchets, sa gestion et des différents acteurs intervenant sur leur territoire. Les rapports montrent également que l’interconnexion avec d’autres thématiques est mieux comprise et abordée, comme l’impact des déchets sur l’environnement, la santé, la gestion de l’eau, le développement économique… Ensuite, l’analyse de ces diagnostics permettra de définir des plans d’action, sur lesquels les représentants des collectivités vont d’ailleurs être formés en avril.

Comment les collectivités pourront-elles enclencher ces plans d’action ?

Il fallait cette étape pour mieux savoir quoi et comment faire, à partir de caractéristiques propres à son territoire. Les collectivités pourront mobiliser leurs propres moyens, ou solliciter le financement de bailleurs internationaux. Nous les appuierons le cas échéant, comme nous l’avons fait pour la réalisation de ces diagnostics, qui ont été cofinancés par l’Union Européenne (InterReg), la Région Réunion et la Préfecture de La Réunion.

(Interview de Laurent Decloitre)

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L’AVCOI est une association regroupant une quarantaine de villes et collectivités de l’Océan Indien, à savoir des Comores, de La Réunion, Madagascar, Maurice, Mayotte et des Seychelles.

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